1. Une entreprise montée sans préparation
L’obligation de suivre un stage lié à la création d’une entreprise artisanale a été supprimée. Même s’ils étaient très courts, ils avaient le mérite de sensibiliser le futur chef d’entreprise aux difficultés qu’il ne manquera pas de rencontrer.
Il ne faut pas négliger la partie prévisionnelle et étude de marché.
La simplicité de création ne doit pas masquer plusieurs autres problèmes :
La responsabilité de l’entrepreneur est illimitée. Cela signifie qu’en cas de dettes, tout son patrimoine personnel est vulnérable, il sera responsable des dettes contractées pour son activité sur ses biens propres
Il existe encore trop d’incertitude quant à la domiciliation de l’activité chez le créateur
Un auto-entrepreneur ne peut bénéficier d’un bail commercial. (sauf accord express du propriétaire)
2. Une comptabilité non crédible
La comptabilité de l’auto-entrepreneur consiste à remplir des tableaux. On est donc plus proche d’une simple compilation des opérations de l’entreprise que d’une véritable comptabilité. Ces insuffisances de la comptabilité ne vont pas manquer de poser problème avec les banques, on peut se demander quel crédit vont accorder les banques aux entreprises ne tenant pas une véritable comptabilité et présentant des documents non certifiés par un expert-comptable.
3. La TVA
Il est impossible de récupérer la TVA payée sur les stocks et les achats divers de biens et de services.
Ensuite, l’une des conditions posées pour bénéficier du régime est la franchise de TVA : dans ce cas, l’entreprise ne facture pas de TVA à ses clients, mais elle ne peut pas récupérer la TVA que lui facturent ses fournisseurs.
4. Les investissements ne peuvent être amortis fiscalement.
5. Les frais et achats payés pour la réalisation du CA (parmi lesquels figurent les stocks, les primes d’assurances, les frais de déplacement, etc.) ne sont pas pris en compte pour leur valeur réelle.
6. Le régime est limité à un certain seuil de chiffres d’affaires.
7. Les charges sociales sont calculées sur le CA et non sur les bénéfices de l’entreprise.
Conclusion
Par conséquent, ce nouveau statut a pour objectif de faciliter la création d’entreprise, pour cela les formalités de création et de gestion sont considérablement allégées. Cependant, le statut de l’auto-entrepreneur possède également des inconvénients non négligeables. Le futur auto-entrepreneur doit ainsi bien se renseigner avant de créer son entreprise. On peut alors se demander quelles sont les perspectives d’évolution de ce statut ?
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